« Putain Longwy ! Ce livre devait à l’origine porter ce titre très provocateur. Car quand on dit urbi et orbi qu’on aime Longwy, les gens vous prennent au minimum pour un mytho et pour tout dire pour un fou. Longwy, on déteste mais on y reste. Étonnant. J’y ai débarqué un jour de février 1971. Mon premier réflexe a été de regarder si un train ne repartait pas sur Nancy. Je sortais de la fac. Jeune journaliste. Et puis, on s’est apprivoisé et on ne s’est plus quitté. C’est cet amour fou que raconte ce livre mais pas que… c’est aussi la passion pour un métier hors norme, celui de journaliste localier,… J’ai vécu ici des moments d’une rare intensité, d’une folle exubérance, d’une abondance de fruits défendus. Des événements du quotidien aux luttes sociales de 1979/1984. Je raconte tout sur tous. Je me délecte de ce miel du quotidien. Je pique. Je dénonce. J’invective. J’objecte. Je hurle. Je susurre. Je suis taon, guêpe, abeille, frelon, scarabée d’or, chouette effraie. Et puis je dis ma formidable envie d’aligner des mots, de tirer des traits de plumes, de lancer des pavés de phrases. 40 ans de journalisme. 50 ans d’écriture. Des milliers de milliers de mots. Une aventure littéraire mais pas que…  des dizaines de portraits, de rencontres. D’amitiés, de coups de gueules de coups de cœur.  Une œuvre (sabre) au clair, née d’une œuvre au noir, dans l’alambic des jours. Goutte à goutte. Avec un seul mot d’ordre : amour ! Putain Longwy ! » Un livre de Guy-Joseph Feller (656 pages, 25 euros) à commander aux éditions Paroles de Lorrains.

Cordiste pendant deux ans, Éric Louis a cessé définitivement cette activité au lendemain de l'accident mortel de Quentin, qui était son collègue à Bazancourt dans la Marne. Dans un style tranchant, il a raconté l'envers du décor du métier dans le journal lillois d'enquête et de critique sociale La Brique. Il vient de publier On a perdu Quentin aux Éditions du Commun, un récit coup de poing sur la profession de cordiste et un vibrant hommage à son collègue. Possibilité de commander le bouquin (pour 6 euros) ou de le télécharger gratuitement en cliquant ici.

Livre d’histoire populaire, passionnante immersion dans les réalités politiques et sociales des années 1970-1980, radiographie des luttes citoyennes contre l’implantation en Alsace d’installations jugées nocives pour l’environnement, ou encore guide pratique pour ceux qui aujourd’hui mènent avec leur cœur et leurs tripes des combats militants : L'Épopée alsacienne du Dreyeckland est tout ça à la fois, et bien plus encore. Le Colmarien Jocelyn Peyret, son auteur, est un militant antinucléaire et défenseur des causes écolos de longue date. Mais c'est avant tout un écrivain prolixe. Petit tour d'horizon de ses principales œuvres.

Février-mars 1905 dans un pays qui ressemble à s’y méprendre à Longwy. Les tensions sociales sont exacerbées dans ce pays de mines et d’usines sidérurgiques. C’est dans une mine située à Thil que sera allumé le premier pétard qui est le prélude à une véritable déflagration qui restera dans l’histoire. C’est dans ce contexte historique que Guy-Joseph Feller situe l’action de son nouveau roman publié aux éditions Paroles de Lorrain, Les Ombres noires. L'écrivain du Pays-Haut, à qui l'on doit entre autres Longwy l'Écorchée vive ou Fuir le Paradis, signe ici un thriller palpitant qui verra les maîtres de forges victimes d’une implacable malédiction. Nous publions le premier chapitre en exclusivité.

Bien moins connu que Le Meilleur des mondes, le dernier roman de Huxley, Île (1962), publié un an avant sa mort, dresse le portrait d’une société alternative d’inspiration libertaire. Son meilleur des mondes.