Si nous arrêtions de penser avec les mots de la droite pour sortir du chantage à l’emploi ? Telle est la question à laquelle Franck Lepage, Bernard Friot et d'autres membres du Réseau salariat tentent de répondre dans cette conférence gesticulée drôle et enrichissante, captée par le Nouveau Jour J au Grand Sauvoy à Maxéville le 9 mars 2016. Deux heures d'éducation populaire pour faire vaciller le système à travers une arme : le salaire à vie.

Rencontre avec deux des nombreux participants aux Nuits Debout à Metz, qui ont lieu sur la Place de la Comédie chaque soir à 18 heures depuis le 8 avril, dit aussi « 39 mars », date du tournage de ce reportage proposé par le NJJ pour l'AlterJT.

Le 12 mars 2016, le journal Fakir donnait rendez-vous devant le Palais de justice d'Amiens, qui a condamné les Goodyear, mais aussi Xavier Mathieu et les Conti, ou encore les militants de la Confédération paysanne pour avoir enlevé trois boulons à la Ferme des mille vaches. L'objectif ? Faire converger les luttes, pour combattre la résignation qui gagne les esprits. Pas pour se lamenter, non, pour inventer !

« Quand vous avez le même journal télévisé qui vous raconte la même chose, avec le même point de vue, sur TF1, France 2, France 3, M6, Canal +, j'en passe et des meilleures, on peut peut-être supprimer quatre des six chaînes et on ne s'en portera pas plus mal en matière de pluralisme. » Entre des analyses de la situation politique, économique et sociale de l'Équateur et des pays d'Amérique latine, Pierre Carles revient à ses fondamentaux : la critique des médias et de leur pensée unique. Le réalisateur présentait son dernier documentaire Opération Correa – Les Ânes ont soif, à Metz, le 22 octobre 2015. Extrait du débat qui a suivi la projection.

Archaïque, la lutte des classes ? Pas pour les victimes des trahisons du gouvernement socialiste en tout cas. En novembre 2014, François Hollande se rendait pour la troisième fois à l'usine ArcelorMittal de Florange, après l'inauguration du futur centre de recherche et de développement industriel pour la sidérurgie à Uckange. Il a suffi, ce jour-là, de se faire passer pour un communicant envoyé par l'Élysée et d'endosser un tee-shirt "Staff d'Édouard Martin - Le changement c'est maintenant !" avec la rose du PS pour se rendre compte de l'étendue des dégâts causés par la fermeture des hauts fourneaux et les promesses non tenues du candidat Hollande concernant l'obligation des grandes firmes à céder les unités de production qu'elles ne veulent plus. Faute de n'avoir pas vu le Président en chair et en os (car il n'a pas daigné sortir de sa tour d'Ivoire), habitants de la vallée de la Fensch, syndicalistes et sidérurgistes déballent à notre faux communicant socialiste un ras-le-bol et un écœurement qui en disent long sur l'État d'abandon des classes populaires.