Les jours heureux from Maxime Simone on Vimeo.

 

Des usines en toile de fond, des images de hauts fourneaux ou de ce qu'il en reste. Un ancien sidérurgiste désabusé, qu'on croit définitivement résigné. Sa fille, étriquée au milieu de la douleur et de la nostalgie des luttes passées, en quête d'horizons nouveaux, de flammes et d'espoir d'aujourd'hui... Dans son nouveau court métrage, Les Jours heureux, Maxime Simone poursuit son travail de transmission de la mémoire ouvrière. Après Le Spectre du fer, notre Ken Loach de Longwy déplace sa caméra à Hayange pour « avoir des images d'usines toujours en fonctionnement », dit-il. Et pour évoquer ce sentiment de résignation qui colle à la ville, à la région, et bien au-delà, avec un noir et blanc coloré par quelque éclats de poésie. Poésie sur laquelle tombe, par hasard, l'héroine de ce film. Qui se demande qui peut bien être l'auteur de ces vers mystérieux... « J'entends frémir le furieux réveil / Une voie brutale recouvre le ciel / Nos yeux rivés sur la flamme orange / Nos rêves gravés dans la vallée des anges... »

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