Le rapeur messin L'Prolo, auteur d'hymnes coups de poing contre les grands projets inutiles de Notre-Dame-des-Landes à Bure, revient avec un nouveau titre percutant et profond : « Paranoïa ». Le clip qui l'accompagne, tourné à Metz, ajoute une allure intime et oppressante. À découvrir en intégralité.

Une jeune femme, fraîchement diplômée, recherche un emploi en lien avec l'environnement. Elle se retrouve hôtesse de caisse... Tournée à Nancy, cette fiction - pas si éloignée de la réalité - est réalisée par les étudiants de l'Institut européen du cinéma et de l'audiovisuel.

 

LA BOUE, LES TENTES, LES COSTARDS ET... LA LUTTE ! Épisode 1

Le maire de Metz qui fuit. Emmanuel Macron protégé par ses gorilles. L'image des réfugiés qui dorment à la rue fait donc si peur ? Le 21 novembre 2016, à 400 mètres du pont sous lequel dormaient des dizaines de personnes, l'adjoint au maire « délégué à l'urgence sociale, humanitaire et sanitaire » eut la sotte idée d'aller s'afficher en soutien, avec d'autres élus messins, au meeting de l'ex-banquier Rothschild. On s'est donc incrusté dans ce lieu sobrement baptisé « Tiers lieu de création, de production et d'innovation artistique/numérique ». Et comme à notre habitude, on a gâché la fête...

Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'immunité. C'est le titre du tout nouveau bouquin de Sarko, sorti quelques jours avant le premier tour de la primaire de la droite. Le double mis en examen dévoile un programme qui assume, enfin, pleinement s'en prendre aux « ploucs » pour redistribuer aux riches. Rencontre avec ses supporters au Hall du livre, à Nancy, lors d'une séance dédicaces de Nicolas Sarkozy.

Après avoir été démantelé en septembre, le camp de l'avenue Blida à Metz, qui abriterait jusqu'à 500 demandeurs d'asile, risque d'être définitivement fermé début novembre. Dans quelles conditions ? Les occupants seront-ils relogés ? Tous – hommes seuls compris ? Ou uniquement les familles ? Et pour aller où ? Et quand ? L'aggravation historique de la situation des réfugiés à Metz, de bidonvilles en ghettos, nous épargne les préliminaires de circonstance, les énièmes interviews d'élus locaux qui feinteront l'étonnement face au « scandale humain » comme l'année d'avant, et celle d'avant encore. Plus question d'attendre, en bons petits journalistes, que la température descende encore un peu pour daigner sortir stylo et calepin au milieu des pleurs des gamins, du désespoir des parents et du gel sur les tentes. Pour recueillir, de surcroît, toujours le même scénario de misère, la même saturation des structures d'« accueil », les mêmes familles à la rue. Jusqu'au retour du printemps, et la fin de la trêve hivernale, qui ne résout pas le problème, mais l'efface. Voilà pourquoi, lors du conseil municipal du 27 octobre, avec le Collectif mosellan de lutte contre la misère, on s'est permis de remettre au maire Dominique Gros un dessin réalisé – sans local, à même le sol – par les enfants du camp Blida. Qui, généreusement scolarisés trois jours avant les vacances scolaires, ne demandent plus qu'une chose : avoir un toit au-dessus de leur tête. Et des toits, ce n'est pas ce qui manque à Metz : l'Insee a recensé 7600 logements vides...