Les jours heureux from Maxime Simone on Vimeo.

 

Des usines en toile de fond, des images de hauts fourneaux ou de ce qu'il en reste. Un ancien sidérurgiste désabusé, qu'on croit définitivement résigné. Sa fille, étriquée au milieu de la douleur et de la nostalgie des luttes passées, en quête d'horizons nouveaux, de flammes et d'espoir d'aujourd'hui... Dans son nouveau court métrage, Les Jours heureux, Maxime Simone poursuit son travail de transmission de la mémoire ouvrière. Après Le Spectre du fer, notre Ken Loach de Longwy déplace sa caméra à Hayange pour « avoir des images d'usines toujours en fonctionnement », dit-il. Et pour évoquer ce sentiment de résignation qui colle à la ville, à la région, et bien au-delà, avec un noir et blanc coloré par quelque éclats de poésie. Poésie sur laquelle tombe, par hasard, l'héroine de ce film. Qui se demande qui peut bien être l'auteur de ces vers mystérieux... « J'entends frémir le furieux réveil / Une voie brutale recouvre le ciel / Nos yeux rivés sur la flamme orange / Nos rêves gravés dans la vallée des anges... »

 

« Sur ce dessin, j'aime bien ces trois oiseaux bizarres qui volent on ne sait trop vers où. Et juste au-dessus, tu as cet arc-en-ciel très gris, qui fait plus couvercle qu'arc-en-ciel d'ailleurs, comme s'ils étaient piégés en dessous, les oiseaux. » Version courte (3'15) de notre webdocumentaire Le Jour d'après - Une histoire du bidonville de Metz. Une version plus aboutie est en cours de préparation.

 

Comment ça naît, un bidonville ? À Metz, le scénario est (à peu de choses près) toujours le même. Cinq générations de migrants se sont succédées, depuis 2012, dans la capitale mosellane, étape incontournable pour les demandeurs d’asile venus d’Europe de l’Est, déposés par les passeurs, attirés par le guichet unique où ils enregistrent leur première demande. Cinq saisons et le même camp se reforme inlassablement, toujours à peu près aux mêmes périodes de l’année, peu de temps après la trêve hivernale, quand les expulsions ne sont plus interdites, et toujours au même endroit, avenue Blida, où les autorités ont concédé un parking boueux en face d’un incinérateur pour que les femmes, hommes et enfants puissent poser leur tente. C'est là que nous vous emmenons, donc. D'un camp Blida à un autre. Du démantèlement de novembre 2016 à celui de novembre 2017.
Ce webdocumentaire de 30 minutes est encore au stade de brouillon, c'est une « version de travail », ce n'est pas fini. Ce n'est pas prêt de finir, de toute façon. La même situation se reproduit chaque année, presque à l'identique. Ou en pire. À l'heure où nous vous présentons ces images tournées il y a plusieurs mois, le camp Blida ne s'est pas encore reformé. Peut-être qu'il ne se reformera jamais. Mais ses occupants sont toujours là. Certains sont dispatchés en de petits lieux d'hébergements d'urgence et autres centres d'accueil temporaires – forcément temporaires, pas vraiment accueillants. D'autres essayent de poser leur tente, les forces de l'ordre les en empêchent – privilégiant la stratégie de l'errement à celle du campement. La misère qui se répandait sur les trottoirs est désormais invisibilisée, mais pas éradiquée. Malheureusement, même en plein été, même inexistant, le camp Blida reste d'actualité.

 

LES LIVES DU NJJ #2. Suite de notre série de concerts captés au festival Là-Haut sur la colline. Découvrez les trois premiers morceaux des 100 Fausses Notes, un sextet lorrain qui mélange chanson à texte, reggae, ska, jazz ou encore rap. Mais aussi : le trio pop-punk d'Épinal Punches et Folimandingue, troupe de danse et de percussions africaines de Nancy.

 

LES LIVES DU NJJ #3. Poète, rappeur, écrivain, Gaël Faye était l'une des têtes d'affiche de la dernière édition du festival Là-Haut sur la colline. Après son interview exclusive, découvrez les trois premiers morceaux captés par le Nouveau Jour J : « Tôt le matin », « Paris Métèque » et « Qwerty ». Un live inédit qu'on vous a gardé pour fêter l'été !