Pour la sortie en DVD du documentaire À Bure pour l'éternité, nous mettons en ligne un long reportage centré sur les militants de la Maison de la résistance à la poubelle nucléaire publié dans le NJJ numéro 10 (hiver 2013). Les premières impressions étant souvent les meilleures, notre rédacteur revient sur sa première soirée passée aux côtés de ceux qui refusent depuis huit ans maintenant le projet d'enfouissement des déchets radioactifs.

Les kilomètres défilent, les champs et le ciel se confondent à perte d'horizon. La circulation, le bruit, les barres d'immeubles sont déjà un lointain souvenir, laissé à Nancy. Je longe la départementale qui se noie dans les champs, les forêts . A Vaucouleurs le ton est donné. « Bure stop », « Bure non merci », disent les murs. A croire que la nature les a tagués. Me voilà donc en Meuse.

J'atteins le seul village des quatre directement concernés par le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui résiste à l’arrivée des déchets nucléaires les plus radioactifs de nos centrales. Je suis à Bonnet quelque part au milieu de ses 215 âmes.

Des panneaux rappellent les dangers liés au projet d’enfouissement des colis. Plus loin, d’énormes grues cisaillent le ciel et les prés. C’est la fameuse poubelle en gestation. Planté juste à côté, un immense cube marron-gris : les archives nationales d’EDF sont installées là en compensation de la gêne. Cigeo se construit comme une anomalie. Après le rond-point, à droite, le village de Bure se dessine. Amusant de découvrir dans cette minuscule commune de 95 habitants perdue au milieu de nulle part un radar de vitesse électronique. J’apprendrai également l’existence d’une salle polyvalente flambant neuve ayant coûté 900000 euros, et ne servant qu’une fois tous les cinq ans pour les rares mariages ou fêtes, le reste du temps pour la tenue des réunions liées au projet d’enfouissement.

Résistance ou manne financière,
quel choix pour les maires ?

Je toque à la Maison de la résistance à la poubelle nucléaire, dite la Maison. Personne ne toque d'habitude. « La porte est toujours ouverte. » A l’intérieur de la cuisine, une véritable fourmilière. Certains épluchent les topinambours cultivés dans le jardin collectif. D’autres préparent la pâte pour les pizzas maison. Ce soir, on fête le huitième anniversaire de l’association Bure zone libre (BZL), qui gère le lieu. On me déleste de mon vin, moment idéal pour engager la discussion. « A l’époque, pour manifester contre le projet, on montait des camps devant ce qu’ils appelaient le laboratoire souterrain de Bure, et dont on savait pertinemment qu’il allait devenir très vite un centre d’enfouissement. On le faisait avec des gens qui venaient d’un peu partout en France », m'explique Sébastien, un ancien conseiller technique en énergie des conseillers régionaux de Lorraine.

Pour organiser la lutte anti-nucléaire, encore fallait-il que les militants aient leur propre lieu. L'envie et les moyens pour retaper une ferme étaient là. Les emplacements libres aussi. Mais étrangement ils n'étaient plus à vendre quand les militants passaient devant... Les maires et propriétaires du coin voyaient d'un mauvais œil l'opposition à la manne financière que représente la poubelle nucléaire. Il fallait ruser. « On s’est fait passer pour un couple avec un Allemand, pour ne pas que le maire de Bure exerce son droit de préemption. Et on a réussi », poursuit Sébastien, passé anti-nucléaire il y a une quinzaine d'années après lecture des dossiers et autres rapports sur le centre d’enfouissement. A l’intérieur, il découvrait avec effroi les dangers du stockage en profondeur des matières les plus radioactives, qui ne resteraient pas bien sagement au fond de leur trou pendant 100000 ans, la durée de leur nocivité. De quoi se motiver à créer BZL.

« Avec de la récupération, et les savoir-faire des uns et des autres, comme la taille de pierre, l’isolation, la charpente, on a construit quelque chose d’accueillant pour les gens de passage, mais aussi pour les militants », poursuit Guillaume, l’un des fondateurs de l’association. De la ruine du départ il ne reste plus grand-chose sinon des souvenirs que quelques photos accrochées dans la cuisine font remonter en mémoire, comme pour ne pas oublier le chemin parcouru avant d'en arriver à cette ferme accueillante. Il faut voir les chambres, le dortoir, la salle multi-activités qui permet notamment d'accueillir du public, il faut voir la bibliothèque nourrie par les dons des uns et des autres, le bureau avec un ordinateur d’où part la communication vers l’extérieur, il faut voir aussi des trucs tout bête comme les toilettes sèches intérieures et extérieures pour se rendre compte de ce qui a déjà été accompli.

Dans ce sens, l’une des fiertés des habitants de la maison est Ginette, une éolienne auto-construite, car « quand on construit soi-même, on sait réparer ». Elle permet avec deux panneaux photovoltaïques de couvrir l’ensemble des besoins en électricité. Guillaume me dit que c’est possible à l’échelle d’un bâtiment de se passer du nucléaire. On échange ensuite sur ces communes qui comme Beckerich au Luxembourg avec ses 2500 habitants environ, ses nombreuses entreprises, etc., sont en passe d’atteindre l’autonomie énergétique avec de la biométhanisation et une gestion durable de leur filière bois. « C’est faisable ici, c’est faisable à l’échelle de villages, c’est donc faisable à l’échelle d’un pays. D’ailleurs, cette énergie ne représente que 2% de l’énergie produite et consommée dans le monde. Plein de pays s’en passent très bien. »

La violence de quel côté ?

Sûr que ce n'est pas dans la com' d'Areva ou de l'Andra1 que je pourrais trouver ce genre d'infos. Ici, faut imaginer : l'angoisse partagée par tous, même en pleine préparation d'une salade dans la cuisine, c'est le système productiviste qui fonce droit dans le mur écologique, et que le nucléaire permet. Ils baignent dans cette culture scientifique et technique, ils organisent aussi pas mal d’événements, stages ou conférences, avec des physiciens de haut-niveau pour diffuser ce savoir. Le militant anti-nucléaire est avant tout un expert, je remarque.

Avec son autonomie énergétique ou encore sa consommation de produits cultivés, la Maison est une véritable auberge espagnole, je le constate ce soir. Proche du réseau Sortir du nucléaire dont elle faisait partie encore récemment, BZL compte plusieurs centaines de membres, dans toute la France et au-delà des frontières. Des gens arrivent pour un jour ou une vie, aident au fonctionnement de la structure, échangent, en apprennent plus sur le nucléaire ou le militantisme, découvrent comment planter et replanter un topinambour ou tailler une pierre, puis repartent. Ils aident financièrement à la hauteur de leur moyen. Une quinzaine de permanents sont là à l’année. Les décisions sont prises en collégiale, tout le monde a son mot à dire, une démocratie directe « bien plus efficace et réelle que celle qu’on prétend nous servir en France ». Max sait de quoi il parle : il a vu une pétition lancée avec les associations du coin, 60 000 signataires en tout, directement jetée à la poubelle par les décideurs locaux. Son quotidien de militant antinucléaire n'est pas mieux : la surveillance constante des gendarmes, les relevés réguliers de plaques d'immatriculation, les écoutes via leurs portables ou encore la violence des policiers lors de manifestations pacifiques constituent l'univers qu'il me décrit. Sur des blocages de trains de déchets nucléaires qui traversent la France « sans que personne ne le sache, mettant en danger les populations à cause de leur radioactivité », il parle carrément de « scènes de torture » : « Les forces de l’ordre installent des bâches autour des militants qui se sont attachés aux rails, pour que les éventuels spectateurs ne puissent rien voir de leur intervention. Face à un adversaire aussi violent, l’état qui protège les intérêts de l’industrie du nucléaire, la question de la non-violence se pose. »

Heureusement, des soirées comme l'anniversaire qu'on fête ce soir permettent de relâcher la pression. Les Stop Bure brother, un groupe de musique composé d'un tambour d'une gratte et d'un accordéon, ainsi que les membres du Cirque Gones ou encore les frères Fromont ont répondu à l'appel. Même le maire de Bonnet est de la partie, histoire de faire un petit coucou à l'assemblée. Jean-Pierre Remmelé est en effet l’un des rares élus du coin à s’opposer frontalement à Cigeo. Et depuis qu’il a décidé de dire « non », sa vie politique et privée est devenue un enfer. En témoigne la moitié de son conseil municipal retournée. Il jurerait que c'est l'Andra lors d’une visite au centre d’enfouissement, l'Andra qui bloque depuis les décisions municipales, même les plus simples comme des travaux de réfection. Ensuite, en vrac il a connu : les attaques de la mairie au purin ou ces signes étranges apparus sur les troncs d’arbres ; la visite des pontes du nucléaire français pour maintenir la pression sur lui ; le préfet qui lui fait comprendre que ce ne serait pas une bonne idée de proposer un référendum à sa population, etc., etc. « Aujourd’hui, j’arrive même pas à constituer une liste pour les prochaines élections municipales de 2014. Je n’en avais pas toujours conscience à l’époque, mais j’étais tranquille avant l’arrivée du nucléaire ici. »

Bure, Zad parmi une myriade ?

Bure, c'est bien un dossier à ne pas prendre à la légère. Le genre de combat qu'on porte au fond de soi. Pas un combat d'ailleurs, erreur : plutôt un rêve. On veut tous, du moins j'imagine, aller moins vite, prendre le temps, et puis utilisons de grands mots, viser une société plus saine, redevenir acteurs de nos vies, oublier pour de bon les médias « traditionnels », leurs mensonges, construire notre propre maison, notre jardin, ne plus dépendre d’énergies non durables extraites des sols à l’autre bout du monde. On veut en revanche découvrir le plaisir de décider en collectivité, recréer du lien social, faire revivre au moins un peu les campagnes nourricières. Etc., etc. On veut tous plus ou moins ça, mais de là à le tenter... Je veux dire, le tenter pour de vrai. S'arrêter, sacrifier certains moments (mais est-ce vraiment un sacrifice ?) pour parvenir à regrouper le plus de monde possible, et pouvoir se dire enfin non nous ne sommes pas marginaux, certes notre projet paraît utopique, il n'est certainement pas assez rationnel, mais concret, cette Maison contre la poubelle nucléaire c'est du concret, tout comme les nombreuses Zones à défendre (Zad) et autres luttes contre les grands projets inutiles de France, celle du TGV Lyon-Turin c'est du concret, celles du projet de la ligne Très Haute Tension Cotentin-Maine encore du concret, du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou encore du projet de voie rapide Léo (pour liaison Est-Ouest) à Avignon toutes ces résistances parsemées, c'est du concret, convergence de luttes qui s'installe, doucement, pas comme ces engins qui détruisent des siècles de culture à mesure que se cumulent les dividendes, doucement donc mais sûrement. Radicalement aussi, car eux en face, ils le sont radicaux, quand il s'agit de sous-traiter des étrangers sur leurs chantiers, parfois jusqu'à l'accident pour un « Grand Stade », quand il s'agit de raser une forêt comme en Bourgogne pour un projet d'incinérateur et de scierie géants. C'est de cette indignation rouge-verte que pourront se propager des campagnes jusqu'aux métropoles, des centres-villes jusqu'aux cités, les braises de la désobéissance civile.

Autour de la grande table en bois, les discussions se poursuivent. Les pizzas cuisent au coin du feu. On s’enivre de débats et de liqueur de mirabelle. Marie me tire de mes pensées : « Tu sais, si on est ici, ce n’est pas en rupture et en rejet de cette société, mais bien également pour faire un pas de côté et comprendre comment l’améliorer. » Elle me parle maintenant de son livre de chevet, Walden ou la vie dans les bois de Henry David Thoreau, écrit il y a plus d'un siècle et demi après que le philosophe ait passé deux années dans la nature, près d’un étang, pour prendre du recul sur la société industrielle naissante et réfléchir sur la vie en général. Juste après, il écrivait La Désobéissance civile.


S. B.

1 Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui gère Cigeo.

2 Lire à ce sujet la très drôle et très intéressante BD de Grégory Jarry et Otto T. intitulée Village toxique.

 

Les textes suivants n'ont pas de lien les uns avec les autres. Ce sont les encadrés accompagnant le reportage que nous regroupons ici.

Mais pourquoi diable Bure ?

L’industrie du nucléaire n’a jamais réellement réfléchi à ce qu’elle allait bien pouvoir faire des déchets. Aussi, quand ils ont commencé à s’accumuler, elle a pensé les jeter à la mer, la communauté scientifique internationale concluant comme par miracle à cette époque (les années 70-80) que l’eau retenait la radioactivité. Il a fallu une forte pression de citoyens et d’associations comme Greenpeace, qui prenait des risques pour filmer les jets de fûts dans la Manche, afin qu’une marche arrière soit entamée. Ensuite, des idées folles ont circulé : envoyer les fûts dans l’espace par exemple, mais devant les risques d’explosion au décollage, nouvelle marche arrière. Du coup, en attendant de trouver que faire des colis, on les stockait en Sibérie et à La Hague. Le taux de recyclage des matières combustibles n’est que de quelques pour cent. Pour éliminer certains déchets, et comme le dénonce la Criirad depuis de nombreuses années, l’industrie du nucléaire les fait sortir de la catégorie « déchets » par des tours de passe-passe législatifs. Ce qui permet de les faire sortir de la filière. On les voit réapparaître, par exemple, dans des matériaux de construction (stade de foot, cours d’école, etc.). Dans les années 80, la communauté scientifique internationale a conclu que le meilleur moyen de gérer les déchets était soit la transmutation (qu’elle ne maîtrise toujours pas aujourd’hui), soit les stocker en surface dans l’attente de progrès ultérieurs, soit encore les enfouir dans le sol. Les faire disparaître sous le tapis, en somme. Cette dernière solution fut privilégiée... L’Andra et l’état ont dans les années 90 commencé à sonder les régions, les départements et les communes pour savoir celles et ceux qui étaient d’accord pour accueillir un centre de stockage. Pour ne pas effrayer les populations, ils ont appelé leur bébé un « laboratoire de recherche ». Dans la plupart des coins de France, l’Andra est malgré tout accueillie par les fourches des paysans ou les pierres des citoyens2. La Vienne, le Gard et la Meuse se portent tout de même candidats. Mais les vignerons du Gard protestent, et une controverse scientifique fait capoter le projet de la Vienne. Ne reste que la Meuse. Et donc Bure, « l’un des coins les moins peuplés de France. Ils n’ont pas choisi ce territoire pour rien. Ici, la population disparaît, l’économie n’existe presque plus, et en plus on est à un endroit qui a eu l’habitude d’être piétiné tout au long de l’histoire, comme par exemple par les Allemands. Des représentants du centre de stockage m’ont avoué à la fin d’une réunion que les étrangers venaient ici non pas pour apprendre comment construire un tel site, mais comment ils ont fait pour s’implanter dans la population. La nature des sols, ils s’en foutaient », explique Jean-François Bodenreider, des Habitants vigilants, une association de citoyens du coin qui pose un œil critique sur Cigéo. Plusieurs associations ont commencé à se battre, comme le Cedra (Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs de Haute-Marne), ou l’Eodra (Élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs). Le réseau Sortir du nucléaire était également de la partie. Les manifestations se multipliaient, parfois d’envergure. Une pétition a été signée par près de 60000 personnes. Rien n’y faisait. L’Andra et l’état ne faisaient cette fois-ci pas marche arrière. Ils ont trouvé un endroit où les politiques ont dit oui, comme Gérard Longuet (président du Conseil régional à l’époque), et ils l'ont pas lâché. Un premier débat public fut organisé, pour la forme, il y a sept ans. Peu importent les conclusions négatives, elles ont été balayées. Une seule et unique étude indépendante a été menée, par un institut américain (l’IEER). Les conclusions inquiétantes, qui rejoignent celles des ingénieurs locaux Antoine Godinot ou Bertrand Thuillier (rejets d’hydrogène explosif par les colis, couches géologiques beaucoup plus fragiles qu’annoncé, risques de séismes liés au creusement des galeries etc.), ne font trembler personne au sein de l’Andra. Et le potentiel géothermique exceptionnel de Bure ne sera pas exploité. Le débat public, débuté cette année et censé entériner la construction de Cigéo, n’est donc qu’une vaste fumisterie pour les opposants. BZL a décidé de ne pas y participer, et de bloquer les réunions. Chose plutôt compréhensible.

Cigéo en quelques chiffres

Le centre industriel de stockage géologique est situé sur les communes de Bure, Mandre, Ribeaucourt et Bonnet, en Meuse (non loin de la Haute-Marne), soit une quinzaine de kilomètres carrés d’installations souterraines. Le stockage se fera sur 350 hectares, à 500 mètres de profondeur. Plus de 100000m3 de déchets nucléaires haute et moyenne activité à vie longue (HA et MA-VL) sont attendus, soit plus de 99% de la radioactivité totale produite par les centrales (combustion, démantèlement etc.), dangereuse pendant des dizaines voire des centaines de milliers d’années. Coût de la construction : estimée entre 40 et 100 milliards d’euros. Ce chiffre pourrait exploser si le démantèlement des centrales, que ni la France ni personne ne maîtrise, est décidé. Pour Corinne Lepage, députée européenne, le nucléaire, quand les installations seront obsolètes, « provoquera la faillite du pays ».

Un intérêt suspect

Un groupement d’intérêt public a été mis en place en 2006 par l’industrie du nucléaire et l’État : il verse plus de 30 millions d’euros chaque année par département (Meuse et Haute-Marne) pour des projets de développement, la construction d’un stade de foot ou d’une salle polyvalente comme celle de Bure, la rénovation d’un parc, l’installation de lampadaires tout neufs dans des villages désertés comme Gondrecourt, et même l’implantation d’entreprises liées à EDF. C’est l’ « achat des consciences » pointé du doigt par les opposants au centre. Jean-Pierre Remmelé s’étonne : « C’est la première fois que je vois qu’une industrie s’installe en amenant les valises de billets. D’habitude, c’est l’inverse : faut les arroser de subventions pour qu’elles viennent. » Quelques centaines d’emplois sont annoncés dans et autour de Cigéo si le projet aboutit : la maintenance, les ingénieurs, etc. Les opposants expliquent que beaucoup de ces emplois seront pris par des techniciens venant d’ailleurs. De développement du secteur il n’y en aurait donc pas. L’Andra cherche à y implanter des centres d’enfouissement pour les déchets de faible activité.

Le calendrier

2015 : le parlement se prononcera sur la réversibilité du stockage (la réversibilité indique qu’on pourra aller rechercher les colis radioactifs au fond du trou si une solution de retraitement est trouvée par exemple).

2017-2018 : le gouvernement donnera ou non autorisation.

2025 : arrivée des premiers colis. 

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