C'est l'histoire de la première « salle de musique actuelle » de Lorraine qui ouvrait lorsque les hauts fourneaux fermaient. C'est l'histoire d'un Gueulard qui ne s'est jamais nourri ni de minerai de fer, ni de coke, mais des riffs de Matthieu Chedid et Sanseverino, ou de la prose colorée de Louis Arti et Zebda. Le Gueulard de Nilvange, haut lieu culturel de la Fensch vallée, n'a jamais recraché les gaz de la sidérurgie, mais plutôt les fins de journée amères des ouvriers du fer dans des volutes de jazz, puis de rock, lors de soirées sans fin. Ils sont « une quinzaine de jeunes, vieux aujourd'hui » à se lancer, en 1984, dans la création de cette « société coopérative de travailleurs » – le statut officiel du café ! Quelques décennies plus tard, bien que concurrencée par un... Gueulard Plus, une autre salle de spectacles, plus institutionnelle, moins authentique, « trop propre », située à exactement 400 mètres de là, le Gueulard historique (celui sans le « Plus », donc) est toujours là pour faire émerger de nouveaux talents. Certains se sont regroupés au sein du Berceau du Faire. Et c'est en compagnie de certains membres de cette association et de Mauro Albanese, l'une des figures du Gueulard, que Boris Maxant nous emmène dans son émission « Carte Blanche à nos voisins » sur Radio Aria Longwy (99.6 FM). Deux heures trente d'interview (et de musiques !) :

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