Un chantier de 130 ans. Un coût de 35 milliards d'euros. 99 % de la radioactivité produite en France enfouie à jamais. 265 kilomètres de galeries... 500 mètres de profondeur... Les chiffres ne manquent pas pour décrire la démesure et l'absurdité du projet de centre d'enfouissement des déchets nucléaires, Cigéo, qui tente de s'implanter à Bure dans la Meuse. Andrea Fuori résume le tout en une question : « Comment en quarante ans d'énergie atomique a-t-on pu créer des déchets qui nous dépassent pour des centaines de milliers d'années ? » Gaspard d'Allens revient sur la résistance contre la poubelle nucléaire de ses fondements jusqu'aux surgissements récents qui ont permis de ralentir, de bloquer, de « faire chier », d'enrayer la machine nucléaire. Mais surtout de réinventer : « Réinventer des manières de vivre et lutter, imaginer d'autres possibles pour ce pays. » Sur la scène du Gueulard de Nilvange, les deux auteurs de Bure, la bataille du nucléaire racontent comment ils ont été « attrapés par la lutte » ces deux dernières années. Et comment la contagion joyeuse d'une force de résistance peut faire reculer la contamination radioactive. Une enquête plus humaine que journalistique, moins rigoureuse qu'impétueuse, dont le titre prend tout son sens au moment où la police tente d'expulser les opposants à Cigéo et son monde. La bataille du nucléaire a repris, plus que jamais. La captation de la conférence est à retrouver ici en intégralité.

 

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La Bataille du nucléaire
Éditions Seuil-Reporterre (2017)

 

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