C'est l'histoire de la première « salle de musique actuelle » de Lorraine qui ouvrait lorsque les hauts fourneaux fermaient. C'est l'histoire d'un Gueulard qui ne s'est jamais nourri ni de minerai de fer, ni de coke, mais des riffs de Matthieu Chedid et Sanseverino, ou de la prose colorée de Louis Arti et Zebda. Le Gueulard de Nilvange, haut lieu culturel de la Fensch vallée, n'a jamais recraché les gaz de la sidérurgie, mais plutôt les fins de journée amères des ouvriers du fer dans des volutes de jazz, puis de rock, lors de soirées sans fin. Ils sont « une quinzaine de jeunes, vieux aujourd'hui » à se lancer, en 1984, dans la création de cette « société coopérative de travailleurs » – le statut officiel du café ! Quelques décennies plus tard, bien que concurrencée par un... Gueulard Plus, une autre salle de spectacles, plus institutionnelle, moins authentique, « trop propre », située à exactement 400 mètres de là, le Gueulard historique (celui sans le « Plus », donc) est toujours là pour faire émerger de nouveaux talents. Certains se sont regroupés au sein du Berceau du Faire. Et c'est en compagnie de certains membres de cette association et de Mauro Albanese, l'une des figures du Gueulard, que Boris Maxant nous emmène dans son émission « Carte Blanche à nos voisins » sur Radio Aria Longwy (99.6 FM). Deux heures trente d'interview (et de musiques !) :

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Un chantier de 130 ans. Un coût de 35 milliards d'euros. 99 % de la radioactivité produite en France enfouie à jamais. 265 kilomètres de galeries... 500 mètres de profondeur... Les chiffres ne manquent pas pour décrire la démesure et l'absurdité du projet de centre d'enfouissement des déchets nucléaires, Cigéo, qui tente de s'implanter à Bure dans la Meuse. Andrea Fuori résume le tout en une question : « Comment en quarante ans d'énergie atomique a-t-on pu créer des déchets qui nous dépassent pour des centaines de milliers d'années ? » Gaspard d'Allens revient sur la résistance contre la poubelle nucléaire de ses fondements jusqu'aux surgissements récents qui ont permis de ralentir, de bloquer, de « faire chier », d'enrayer la machine nucléaire. Mais surtout de réinventer : « Réinventer des manières de vivre et lutter, imaginer d'autres possibles pour ce pays. » Sur la scène du Gueulard de Nilvange, les deux auteurs de Bure, la bataille du nucléaire racontent comment ils ont été « attrapés par la lutte » ces deux dernières années. Et comment la contagion joyeuse d'une force de résistance peut faire reculer la contamination radioactive. Une enquête plus humaine que journalistique, moins rigoureuse qu'impétueuse, dont le titre prend tout son sens au moment où la police tente d'expulser les opposants à Cigéo et son monde. La bataille du nucléaire a repris, plus que jamais. La captation de la conférence est à retrouver ici en intégralité.

Destruction de la majorité des acquis sociaux des travailleurs. Recul de la protection des salariés sur leur lieu de travail. Harmonisation par le bas des normes environnementales, sanitaires, salariales. Restriction de la liberté de circulation des personnes. Disparition progressive des services publics. Perte de confidentialité des données personnelles... La liste des conséquences engendrées par la création du Grand Marché Transatlantique (GMT ou Tafta en anglais), négocié dans le dos des citoyens depuis 2013, paraîtrait inconcevable à quiconque n'aurait jamais entendu parler de ce monstre commercial. C'est pourquoi nous diffusons l'enregistrement de la conférence de l'un des spécialistes du sujet, Raoul Marc Jennar, qui s'est tenue à Longwy le 14 janvier 2016. L'auteur de l'essai critique Le grand marché transatlantique, la menace sur les peuples d’Europe prévient d'entrée de jeu : « J'espère que vous êtes armés pour entendre des choses désagréables... »

 

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