Il y a eu une invitation, une table, des chaises et même des journalistes. Une conférence de presse tout ce qu'il y a de plus ordinaire, en somme. Mais il n'y a quasiment pas eu d'articles pour rendre compte des échanges. Ou très peu : L'Est Républicain a disserté 333 mots. Voilà tout. Pour rééquilibrer l'espace médiatique accordé aux étudiants et personnels en lutte contre la loi Vidal et son monde, nous publions le communiqué de presse qui fait suite à la conférence qu'ils ont tenu sur le campus Lettres de Nancy le 24 mai dernier.

 

« Courte majorité pour le blocage. 69 étudiants bloquent donc la fac de Lettres qui en compte… 8.000 ! », résume le fidèle chien de garde de L'Est Républicain, le mercredi 28 mars. Le jour où l'article parait pourtant, ils sont plus de mille étudiants en assemblée générale, et plus de 600 à voter « pour » le blocage. Mais qu'en retiendra L'Est Républicain, le lendemain ? Qu'on siffle et qu'on hue les jeunes macroniens... Quoi de plus logique, pourtant, que de siffler, de siffler et de huer encore, les jeunes macroniens, et le monde pourri qu'ils défendent, quand on veut tout réinventer ? Ceci dit également, quoi de plus logique que de caricaturer la lutte quand on écrit dans l'un des outils de propagande de ce monde pourri – qui est accessoirement l'organe du Crédit Mutuel ? Voilà pourquoi nous vous relayons ce communiqué des étudiant.es nancéien.nes en lutte. Qui expliquent les raisons du blocage.

Loïc Schneider, militant activiste, comparait ce mardi 21 novembre devant le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc pour « diffamation », suite au récit de l'interpellation musclée dont il a été victime lors d'une manifestation contre le projet de poubelle nucléaire censé s'implanter à Bure, en Meuse. Nous publions le communiqué d'appel à soutien du Genepi Nancy.

À croire que des conditions de vie désastreuses ne suffisaient pas. Les services préfectoraux refusent également de distribuer des bons alimentaires aux demandeurs d'asile du camp Blida à Metz. Le Collectif mosellan de lutte contre la misère dénonce cette situation à travers une lettre ouverte destinée à la directrice départementale de la cohésion sociale que nous reproduisons ici. Le camp Blida, c'est un bidonville institutionnalisé à Metz situé dans l'avenue du même nom, sur un parking boueux en face d'un incinérateur. Plus de 450 femmes, hommes et enfants s'y trouvent actuellement. C'est là que nous vous emmenerons dans le dossier principal de notre prochain numéro. Sortie prévue à la fin du mois de juin...

Une vidéo du journaliste et documentariste indépendant Stéphane Trouille que nous partageons (voir ses autres vidéos). Pour consulter la liste des rassemblements en soutien à Théo et contre les violences policières cliquez ici.