« Notre règne aura duré cinq minutes. Mais putain cette lutte... »
Le texte et la chanson de Maxime Simone.

 

Ce soir je te l’ai dis dans un murmure

On a perdu nos aventures

Viens voir le peuple au coin du feu

Bientôt faudra se dire adieu

 

Nous partageons une dernière fois

Ces années où on gardait la foi

Le miroir était toujours brisé

Dans les bars, on pouvait résister

 

Les cendres font l’amour à l’immaculé

Les braises réchauffent nos âmes gelées

Encore je te demande un précieux souvenir

Nous sommes échoués mais je peux sourire

 

Ces matins grisâtres ne freinaient personne

Voir Robert, Denis, c’était la déconne

Et puis il y avait Christian sur le bas-côté

Sa voiture dans le décor, il a pas pleuré

 

Viens faire une tour chez moi il n’est pas si tard

À six dans la voiture, il y a toujours l’espoir

Faut préparer la grève, j’ai les slogans d’hier

Juste un peu de neuf autour d’une bière

 

 

Le salon enfumé me laissait rêveur

On refaisait le monde pendant des heures

À l’aube qui approche et le bruit des moteurs

On suivra la déblayeuse à ses premières lueurs

 

Au poste de la STUL les contrôles s’oublient

On se connaissait tous, ici à Longwy

Le patron faisait la gueule dans sa loge

À mon tour de lui payer une bouteille de rouge

 

La moins bonne tu sais comme toujours 

Car le meilleur est à notre tour

Chacun reprend l’acier et le métal

On se revoit à midi pour le casse-dalle

 

L’usine dans la neige de la saison

Combien de conneries on a fait dans cette maison…

Tous seront là dans ma prochaine demeure

Tu vois camarade, je n’ai pas peur

 

Si c’est tout ce qu’il nous reste, c’est pas si mal

Je pense aux nouvelles victimes du libéral

Notre règne aura duré cinq minutes

Mais putain cette lutte…

 

J’aimerais entonner cet air à la guitare

78 à toi mon amour

78 on était beaux

78 on voyait le jour 

 

Maxime Simone

 

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