Dix-neuf ans, l'âge où les passions résistent aux objurgations. L'âge où les convictions cèdent aux horizons. L'histoire de Loïc est celle d'une jeunesse qui bout. Prête à exploser. Et qui ne trouve pas le détonateur à la hauteur de sa révolte au sein du militantisme traditionnel, de la politique, du syndicalisme... Les Zad (Zones à défendre) ou les hacktivistes (contraction de hacker et activiste), deux moyens de lutte contre le système par lesquels est passé Loïc, insufflent quoi qu'on en dise un « feu d'artifice d'idées » à une génération dont l'État a tout intérêt à se méfier s'il veut poursuivre ses « Grands projets inutiles imposés ». Arrêté le 8 avril 2015 par sept agents de la DGSI, Loïc avait commis le crime de dénoncer, via des piratages de sites Internet, le gaspillage d'argent public et le déni de démocratie liés au projet d'enfouissement des déchets nucléaires, à Bure (Meuse). Loïc faisait partie de la mouvance Anonymous. Le voici démasqué. Article mis à jour le 27 septembre 2016 : Troisième affaire et premières violences policières.

 

Article paru dans le quatorzième numéro du NJJ (printemps 2016).

 

« Allô ?

Loïc ? Salut. Je venais aux nouvelles, une dernière fois, parce qu'on est en plein bouclage. Du coup, je me demandais s'il y avait du nouveau depuis ton procès ?

Ah, oui ! Faut que je te raconte ! Entre-temps j'ai participé à la manifestation contre la Cop 21 qui a dégénéré le 29 novembre à Paris et je me suis fait arrêter.

T'as quand même pas fait partie des 174 manifestants qui ont été en garde à vue ? 

Si. J'y suis resté de 21 heures jusqu'à 14 heures le lendemain. Dans une toute petite cellule crade avec deux autres gars. J'ai dû dormir par terre.

Qu'est-ce t'as encore bien pu faire ?

Je sais pas, hormis d'avoir manifesté contre l'interdiction de manifester. Les CRS embarquaient les gens aléatoirement, peut-être pour faire du chiffre... »

Je ne l'appelais pas du tout pour ça, au départ, Loïc. Je voulais surtout savoir s'il comptait faire appel de la décision rendue par le tribunal de Nancy, à peine une semaine avant cette histoire de Cop 21, pour une affaire qui n'a rien à voir : les piratages des sites web des acteurs institutionnels impliqués dans le projet de centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure. En l'espace d'un mois à peine, en décembre 2014, Loïc avait participé, avec deux autres Anonymous, aux attaques par déni de service — une sorte de sit-in, de blocus en mode numérique — sur les sites de l'Andra, de Cigéo (1), du Conseil Général de Meuse ou encore du Conseil régional de Lorraine.

Quatre à huit mois de prison avec sursis. Environ 7 500 euros de dédommagements destinés à la Région Lorraine et au Conseil départemental meusien. Encore 2 200 euros de frais de justice à verser à l'Andra et, sans doute le plus difficile à digérer, un euro symbolique pour son « image ». Telle est la condamnation prononcée à l'encontre des trois hacktivistes, le 23 novembre 2015, à Nancy.

Mais visiblement, cela n'a pas refroidi Loïc, qui continue de militer.

 

Pression policière

 

« Le pire, c'est la façon dont les flics te mettent la pression pour que tu répondes vite fait à l'audition sans ton avocat, poursuit-il au téléphone. Une policière m'annonce qu'elle l'a eu au téléphone et qu'il est bloqué dans les bouchons. Un deuxième policier me dit qu'en fait il est à Saint-Denis en audition avec un autre militant arrêté, qu'il en a pour deux heures, et que je fais "chier le monde" à vouloir l'attendre. Un troisième menace carrément de rallonger de 24 heures ma garde à vue et celle des quatre autres personnes avec moi si j'accepte pas de répondre dans les dix minutes. Heureusement, mon avocat arrive et met fin au suspens. Je fais le bébête, je lui demande s'il a eu des problèmes sur la circulation ou s'il était coincé avec un autre militant, mais il répond que non, étonné de ma question. Alors la policière réagit : "Ah, j'ai dû confondre avec un autre." »

 

Arrestation digne d'un film d'action

 

Faut dire qu'il est rôdé, maintenant, Loïc, face aux tactiques des flics. Début 2015, à 19 ans, il subit déjà neuf interrogatoires, « qui duraient chacun entre deux et quatre heures » lors de sa première garde à vue (de 48 heures, belle mise en bouche) au commissariat Lobau de Nancy. Interrogatoires qui n'auraient pas été marrants s'ils n'avaient pas été précédés par une perquisition-arrestation spectaculaire, à 6 heures du matin, chez lui à Laxou, menée par les agents de la Direction générale de sécurité intérieure (DGSI) débarqués spécialement de Paris (2). Les griefs ? « Accès et maintien frauduleux, entrave et/ou altération d'un système de traitement informatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'État ».

Pourquoi un tel dispositif ?

Pourquoi des peines si lourdes ?

Certes, les trois Anonymous ont fait couler beaucoup d'encre en pointant du doigt les aberrations liées à la poubelle nucléaire (le « déni de démocratie », les « pots-de-vin en nombre reçus par les maires meusiens pour les tenir au silence », etc.). Certes, leurs actions s'inscrivaient dans une opération, plus large, « contre les grands projets inutiles imposés », qui visait également l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), Center Parcs de Roybon (Isère), le barrage de Sivens (Tarn), la ligne à grande vitesse Lyon-Turin et la nouvelle route littorale de la Réunion. Mais franchement, cela suffit-il pour que forces de l'ordre et justice sortent, à ce point, le grand jeu ? Le but de tout ce remue-ménage n'est-il pas plutôt de faire de Loïc un exemple à tous ceux qui auraient la sotte idée de l'imiter ?

 

Au lycée des « fils de hauts placés »

 

Peu de temps après le jugement, Loïc part travailler dans une permaculture, près de Notre-Dame-des-Landes, « pour être près de la terre et sensible à la lutte contre l'aéroport ». Déjà loin, son procès et les 150 000 euros encourus. Il ne compte même pas faire appel de sa condamnation. Plus envie d'être emmerdé, ni d'avoir affaire aux médias. Pour ses deux autres collègues Anonymous, pareil. Et puis, vu qu'ils n'ont pas de thune, au mieux un RSA, ils pourront peut-être éviter de payer les 7 500 euros, avec un peu de chance. À la rentrée prochaine, Loïc a prévu de repasser sa capacité en droit (l'équivalent du Bac), qu'il a dû abandonner lorsque les problèmes de justice étaient trop importants. Ses parents voulaient qu'il fasse des études, genre avocat, il tentera, promis, mais uniquement pour se spécialiser dans le droit à l'environnement. Sinon, il sera maraîcher, sa deuxième vocation. Peut-être bien la première, même. La preuve, il a déjà renfilé les bottes. Les deux pieds dans la boue. Et surtout dans la lutte. « T'as entendu parler des tentatives d'expulsion de paysans sur la Zad et de la mise en place d'une astreinte journalière de 200 voire 1000 balles pour les inciter à dégager ? » me dit-il au téléphone, comme s'il était déjà prêt à passer à autre chose.

Pas étonnant que la lutte occupe une place si importante dans son quotidien. Au lycée, ça se passe mal, il ne va pas plus loin que la classe de Première. Parmi les « fils de haut placés, les petits bourgeois », un sale mal social lui serre discrètement le bide chaque fois qu'on se fout de sa naïveté ou des ravages que l'adolescence se permet d'inscrire en caractère gras sur la tronche. Issu d'une classe plutôt moyenne, il se sent tout de même « rejeté, méprisé ».

Bizarrement, ce que les conseillers d'orientation n'étaient pas parvenus à déclencher chez lui, jusqu'alors, il le découvrira lors d'une une année sabbatique rythmée par les allers-retours entre Laxou et les Zad.

 

Le jus de pavé avant le clavier

 

À Notre-Dame-des-Landes — qu'il a failli rejoindre à vélo si un problème technique au kilomètre 400 ne l'avait pas obligé à poursuivre en covoiturage — les lectures imposées s'intitulent Walden ou la vie dans les bois ou encore La Désobéissance civile de Henry David Thoreau. Loïc les engloutit en supplément des pavés de Tolstoï. La théorie mêlée aux cas pratiques d'alternatives qu'il découvre à la Zad éveillent alors en lui « un feu d'artifice d'idées que j'avais depuis longtemps en moi mais qui n'étaient pas encore façonnées ».

Ses passages aux côtés des opposants au barrage de Sivens, censé détruire quarante hectares au cœur de la zone humide du Testet, entre septembre et octobre 2014, seront, disons, moins rythmés par la sagesse des lectures que par les matraques des CRS. Un lundi matin, dès 6 heures, il se retrouve au beau milieu d'une bataille lancée par les forces de l'ordre pour récupérer le symbole de la lutte, la Métairie, un ancien bâtiment agricole devenu le foyer principal de la Zad. En l'espace de quelques heures, il verra « les CRS tirer au Flash-Ball à l'intérieur des voitures dans lesquelles des militants s'étaient réfugiés », il verra « des grenades explosives jetées par les forces de l'ordre », « une fille avec des éclats de verre dans la peau », « quelqu'un saigner de l'oreille après s'être pris l'une de ces bombes dans la figure », « une femme se faire traîner par terre et des CRS cramer son manteau, avant de cramer des tentes rassemblées et de les exploser à la grenade », il verra « des CRS exploser eux-mêmes des bouteilles de gaz pour faire croire qu'ils se faisaient attaquer par les opposants et avoir ainsi un bon prétexte pour entrer dans la Métairie qui leur est normalement inaccessible ». Et il verra bien d'autres choses...

Devant ce théâtre de l'absurde où « l'État d'oppression » tient le rôle principal, Loïc ne peut que radicaliser sa pensée, ses actes... Finalement, en prenant l'option « piratage de sites Internet », il choisit sans doute l'un des moyens les plus sages de militer. Lui qui n'était jamais vraiment parvenu à s'affirmer lorsqu'il était au lycée aborde, à travers des vidéos publiées sur sa page Youtube « Anonymous France », aussi bien le génocide du Congo, le Tafta ou encore le barrage de Sivens et cumule près de 35 000 abonnés. Belle revanche. D'autant plus belle que l'objectif de Loïc est « d'être plus connecté sur les idées que sur les identités » : « Les gens sont habitués à regarder qui donne l'info. En la rendant anonyme, chacun s'imagine qui l'a produite, c'est bien plus intéressante. Avec Anonymous, je pouvais m'exprimer sans qu'on puisse me juger sur le physique, sur le milieu duquel je viens, sur ma façon d'être... »

 


 

Épilogue (provisoire)

 

« Allô, Loïc ! Je viens seulement d'écouter ton message. C'est quoi, cette histoire, encore ?! Dis-moi pas que je vais encore devoir recommencer mon article ?

J'ai bien peur que si... J'ai eu la visite de deux agents de la DGSI, hier. Sans perquisition à 6 heures du matin, ce coup-ci, heureusement. Ils sont juste passés, vers 10 heures, pour me remettre une convocation au commissariat qui aurait dû avoir lieu... la veille. Sauf que je viens seulement de recevoir la lettre, deux jours après donc.

Qu'est-ce t'as encore bien pu faire ?

Rien, je comprends pas. Visiblement, c'est un autre procès, un nouveau ! Depuis le début, on m'accuse d'avoir participé aux attaques contre le site du ministère de la Défense qui ont eu lieu au lendemain de la mort de Rémi Fraisse. À mon avis, c'est pour ça. Or, j'y ai pas participé du tout, j'assumerais sinon ! Je me pose des questions, du coup. Pourquoi ils veulent m'écraser ? Est-ce parce qu'ils n'ont pas trouvé de chefs d'accusation valables quand ils m'ont arrêté à la manif contre la Cop 21 ? Est-ce parce que j'ai fait une nouvelle vidéo qui compile les violences policières et qui a été vue quatre millions de fois sur Internet ? Je sais pas... »

Sur sa convocation, Loïc est appelé à comparaître prochainement au tribunal de grande instance de Paris au motif qu'il serait « complice du délit d'entrave au fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données, au préjudice de la Préfecture de Police de Paris, à l'encontre d'un système de traitement automatisé de données mis en œuvre par l'État ». D'après l'article 323-2 du Code Pénal cité, il risque cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende (3).

« Ça va te coûter cher tout ça, si on ajoute les 7 500 euros de la première affaire...

Justement, tu peux ajouter dans ton article que, finalement, je fais quand même appel au premier jugement ! J'ai changé d'avis. Ils m'ont trop cherché, j'ai envie d'aller jusqu'au bout maintenant. »


 

Troisième affaire et premières violences policières

(mise à jour du 27 septembre 2016)

 

De : loiccitation@ anonyme.net
À : contact@ nouveaujourj.fr
Date : Sam 05:27
Objet : Nouveau procès...

 

Cette fois, c'est par mail que Loïc m'annonce la suite de ses mésaventures. Et je crains, à la simple vue de l'objet, que le point final de cet article n'est pas prêt d'arriver...

« J'ai subi une répression policière incroyable juste avant la manifestation du 15 septembre qui m'amène à un nouveau procès », annonce-t-il d'emblée, alors qu'il devait me communiquer le jugement de l'audience dans laquelle il comparaissait pour « [complicité] du délit d'entrave au fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données, etc., etc. ». Et non pas m'annoncer de nouvelles chroniques judiciaires en perspective...

Reprenons dans l'ordre. Ce 19 septembre, le procès de l'affaire d'attaque informatique liée à la mort de Remi Fraisse n'a pas eu lieu, car le juge et la procureur doivent d'abord se demander s'il ne faut pas carrément annuler la procédure au nom du principe de non bis in idem, selon lequel une même personne ne peut être poursuivie deux fois pour des actes ayant déjà donné lieu à des poursuites pénales. Un mince espoir est donc permis pour Loïc, mais rien de sûr cependant : pour l'instant l'audience est reportée au 6 mars 2017, toujours au tribunal de grande instance de Paris. Date symbolique s'il en est, car deux ans auparavant, le 6 mars 2015, avait lieu l'expulsion de la ZAD de Sivens...

Mais voilà qu'il est question d'une nouvelle affaire, une troisième donc...

Car entretemps, une fois n'est pas coutume, Loïc a de nouveau été interpellé en manifestation et va être jugé le 14 octobre prochain à Paris cette fois pour des faits de « rébellion » et d' « incitation à la rébellion » qui auraient été commis lors de la manifestation pour l'abrogation de la loi Travail du 15 septembre à Paris, alors qu'il était témoin d'une nasse policière et d'une arrestation.

C'est tout Loïc, ça.

Non pas d'inciter à la rébellion, encore moins de faire preuve de rébellion : c'est pas son genre.

Mais d'avoir l'espoir d'empêcher, de ses soixante kilos tout mouillés, une manifestante d'être nassée et arrêtée, menottes aux poignets, derrière la rangée de boucliers, ça c'est tout lui. Puis de crier « libérez nos camarades ! » sous la trogne casquée des CRS qui fixent sévèrement menaçants sa solidarité suspecte et insouciante, c'est tout lui aussi. Résultat, sa détermination innocente finira écrasée par terre, entre les genoux des CRS et les pavés de Paris que rase sa gueule de poète ensanglanté. Et c'est lui, au final, qui se retrouve nassé et arrêté, menottes aux poignets, derrière la rangée de boucliers...

«Tais-toi ou je te pète les poignets », aurait menacé l'un des hommes à tonfa, d'après Loïc, avant de lui donner un aperçu douloureux de ce qui l'attend s'il continue à broncher. Dix minutes plus tard, il est emmené au commissariat du 19ème. Après 24 heures de garde à vue  durant lesquelles les raisons de son interpellation seront requalifiées trois fois différement... Loïc apprend qu'il risque jusqu'à un an de prison et que le CRS réclame 500 euros (ajoutés, évidemment, au remboursement des 500 euros de ses frais d'avocat) au titre du préjudice moral, car c'est lui la victime dans l'histoire, le CRS, celui-là même selon Loïc qui a « arraché [ses] cheveux et menacé de [lui] péter les poignets ». Jusqu'au 14 octobre, le jeune militant est sous contrôle judiciaire, interdiction de se rendre à Paris et pointage hebdomadaire au commissariat de Nancy inclus.

 

Jean-Pierre Nasse-Raie

 

Légendes des photos :

1 : Loïc (à droite) au tribunal correctionnel.

2 : Rassemblement de soutien aux trois Anonymous, dont Loïc, le 9 novembre 2015 devant la cité judiciaire de Nancy.

3 : Loïc face à l'un des CRS qui le plaqueront au sol lors de la manifestation pour l'abrodgation de la loi Travail à Paris du 15 septembre 2016. Photo : Matthieu Bareyre. La vidéo est du même auteur.

 

Notes :

1 : Censé s'implanter à Bure, Cigéo (acronyme de Centre industriel de stockage géologique) est un projet de stockage profond de déchets radioactifs français mis en œuvre par l'Andra, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Lire : « La Maison près de la poubelle », NJJ numéro 10 (hiver 2013).

2 : À Nantes, l'arrestation du deuxième Anonymous impliqué dans les mêmes attaques que Loïc aussi tout rocambolesque. Lire : « À Nantes, les méthodes de western de la police pour interpeller un suspect », Isabelle Rimbert, Reporterre, mis en ligne le 5 mai 2015.

3 : Il risque également 4 000 euros de dommages et intérêts pour... « un préjudice d'image en interne », car « les personnels de l'État ont eu le sentiment de n'avoir pas su sécuriser la vitrine de l'institution préfectorale sur le net. (sic !) »

 

Le Collectif d'action contre l'enfouissement des déchets radioactifs, CACENDR, propose une caisse de soutien pour couvrir les frais de justice de Loïc. Vous pouvez envoyer un don à l'adresse suivante :
CACENDR - 5 rue du 15 septembre 1944 - 54320 MAXEVILLE
Libeller les chèques à l'ordre de CACENDR et inscrire au dos : « Soutien Anonymous » ou « Soutien collectif anti-répression ». À partir de 25 euros (sur demande) un reçu fiscal peut vous être envoyé.

Commentaires   

0 #3 Pols12 18-09-2016 21:42
« Pourquoi ils veulent m'écraser ? »
En vrai, je pense pas qu’ils veulent t’écraser. Enfin si, sans doute, ils le veulent, mais c’est pas pour ça que tu te retrouves au tribunal.
T’es tout simplement fiché. Une fois rentré dans le fichier des flics, tu deviens suspect systématiquement pour chaque affaire similaire. Et évidemment c’est un fichier dont on ne sort pas.
D’autant qu’un milieu ultra-hiérarchisé (la police) a du mal à concevoir un milieu non hiérarchisé (Anonymous). Autrement dit, soit t’es le chef suprême, soit tu dois balancer le nom de ton chef.

Soutien à toi Loïc, si tu passes par ici !
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0 #2 Franck 18-09-2016 19:10
Bien sûr que oui, c'est utile ! Il devrait y avoir quelques soutiens pour l'épauler. Il en a besoin...
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0 #1 annette 18-09-2016 16:00
c'est utile pour Loïc si on vient lundi au tribunal?
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