Ce samedi, c'est le Business cool festival, le grand délire néolibéro-sportif qui rassemble patrons et employés, cadres et intérimaires, titulaires et précaires sur un même terrain de foot, à Tomblaine, près du stade Marcel Picot. Il y a un an, nous avions claqué 200 balles - avec l'argent des lectrices et lecteurs, cela va de soi - pour engager notre propre équipe et voir de près comment le monde impitoyable de la concurrence et du profit utilise le sport pour soi-disant gommer, le temps d'une journée, les « frontières très françaises » de la hiérarchie. Trophée des meilleurs bras cassés, on s'était fait laminer match après match (sauf contre une équipe de benjamins, notre seule victoire). Mais qu'importe, on avait un bon reportage à la clé.

Article paru dans le treizième numéro du NJJ (hiver 2015/2016).

 

« Camarade, c'est une manifestation sportive des chefs d'entreprise ! Si tu continues, je t'exclus ! » Ce n'est pas tous les jours que j'ai droit à à un remontage de bretelles par un François Pélissier en short qui, par-dessus tout, m'appelle « Camarade ». Il faut reconnaître que le patron de la Chambre commerce d'industrie 54 (CCI 54) n'a pas vraiment apprécié que je parvienne à prendre le micro, devant les centaines de participants du tournoi de foot, pour faire une publicité improvisée du NJJ, avant d'entonner de joyeux « Vive la révolution ! »

C'est que le lieu ne s'y prête pas vraiment, je reconnais.

En ce dernier samedi du mois d'août, nous sommes au stade Raymond-Petit de Tomblaine, juste derrière les gradins de Marcel-Picot, pour la troisième édition du pour Business cool festival organisé par la CCI sur une idée de François Pélissier. À côté du terrain de foot, il poursuit son sermon : « C'est une fête de l'entreprise, c'est la convivialité ici, donc black-out jusqu'à ce soir, sinon je t'élimine et je t'exclus. » Une drôle de convivialité ? « J'en ai rien à foutre ! C'est la convivialité ! Y a pas de prosélytisme, c'est le règlement, si ça te plaît pas tu sors ! » Et de conclure, vraiment furax : « C'est la fête aujourd'hui ! »

Justement, au Nouveau Jour J, nous voulions faire la fête avec les patrons, nous approcher de leur méthode pour créer de la cohésion, parce que François Pélissier annonce partout dans la presse depuis trois ans que son Business cool est « un mix entre une université d'été, la Fête de l'Huma et une kermesse. Avec des valeurs de persévérance, de sports d'équipe et de dépassement, mais sans pression ». Nous étions surtout venus apprendre des leçons de collégialité, puisque comme l'ajoute le patron de la CCI 54 (Est Républicain, 09/07/201 3) : « Sur un terrain de foot, un décideur, un sous-traitant, un patron, un cadre... sont d'abord des joueurs. Il n'y a plus ces frontières très françaises. »

Nous l'avions pris au mot. Sauf que nous n'avions ni décideur, ni patron, ni cadre. Mais plutôt un éducateur spécialisé reconverti chômeur, des lecteurs plus ou moins assidus, des étudiants qui se font exploiter au NJJ, deux informaticiens (dont notre webmaster, c'est vous dire). Une équipe de choc. Une équipe sans libéro mais légèrement libertaire. Une équipe dont les membres, dans la vie comme sur le terrain, ne tiennent pas leur poste. Exceptée la paire de chaussures de chantier qu'a ramenée l'un de nous pour jouer, nous avions presque l'air d'une équipe comme les autres, qui a payé ses 200 euros de frais d'inscription (vous savez où va votre argent désormais).

Nous étions prêts pour le tournoi. Prêts, surtout, pour découvrir comment le monde impitoyable de la concurrence et du profit utilise le sport pour soi-disant gommer, le temps d'une journée, les « frontières très françaises » de la hiérarchie.

 

« Se dire sur le terrain tout ce qui sort pas dans bureaux »

 

« Ce genre de tournoi, c'est très bien, ça permet la rencontre de tous les employés de la boîte, car d'un service à un autre il n'y a pas forcément de dialogue le reste du temps », confie un employé d'une mutuelle de moins 200 employés, sur le banc de touche, pendant que ses collègues jouent sur le terrain. Plusieurs fois, il répète qu' « il n'y a pas de pression », juste avant de concéder que « ça permet aussi de se dire sur le terrain tout ce qui ne sort pas dans les bureaux. On peut très bien dire au collègue '"Là, ton truc de com' ça ne va pas du tout, il faut le recommencer !" » Son équipe le rejoint, le match est terminé, sa mutuelle a gagné.

Finalement, parmi les 2 000 participants de l’événement, les patrons ne sont pas si nombreux. Pourtant, l'inscription de leurs employés aux différentes disciplines du Business cool est la plupart du temps le résultat de leur décision. « C'est une volonté de la direction », entend-on bien souvent, au fil des échanges. Cela n'empêche pas l'amusement d'avoir lieu : il serait malhonnête de dire que la participation des employés est artificielle. Comment pourrait-on mouiller le maillot pour son entreprise si on la rejette ?

Pour la sacro-sainte « cohésion d'équipe », deux cent balles dépensés pour un tournoi de foot qui a lieu un jour de repos, au final, ce n'est pas cher payé. Bien des techniques employées par les ressources humaines ne créeraient pas si économiquement et si efficacement l'illusion d'une communauté humaine dégagée des rapports de force et de la violence sociale générés par la compétitivité. Voilà comment on peut retrouver, au milieu des chefs d'entreprises et décideurs, des ouvriers, des intérimaires, des précaires.

Si nous avons pu nous mesurer aux cadres de la Banque de France, il y avait parmi eux un gardien de sécurité. La plupart des membres de l'équipe d'une société de fabrication de matériel médical travaillent comme ouvriers à la chaîne. Ailleurs, Acticall, un centre d'appel nancéien, aligne des téléopérateurs dans son « dix final ». Le hasard fait que j'avais certainement dû croiser, en 2011, l'un de ces OS du combiné, lorsque, encore stagiaire en journalisme, je couvrais devant Acticall la grève nationale destinée à réclamer notamment une revalorisation des salaires. François* ne travaille plus pour Acticall aujourd'hui, ce qui ne l'a pas empêché de venir sympathiquement grossir les rangs de son ancienne boîte. « Chez nous, la grève a démarré parce que deux jours fériés n'avaient pas été payés le double comme c'est prévu dans le contrat de travail », se souvient-il.

Sont-ce les mêmes travailleurs que je croise au Business cool qui se soulevaient, quatre ans auparavant, parce que leur travail était « trop stressant, trop exigeant » ? Y a-t-il Valérie* parmi eux, elle qui, en douze années de boite, n'avait évolution de connu carrière ni hausse de salaire et qui m'expliquait : « On a des temps à tenir. Un appel ne doit pas excéder 8 minutes 30. Si c'est le cas, nos responsables nous pressent. Ici, 13 % de nos appels doivent aboutir à un contrat, sinon on peut être recadré lors d'un entretien sanction. Régulièrement, nous sommes écoutés sans être au courant. Puis on nous donne une note sur vingt,comme des enfants. Pour passer une semaine sans être écouté, il faut atteindre 14/20 » ? Y a-t-il dans l'équipe Acticall l'un des 160 employés (sur 300) qui avait suivi le mouvement national ce jour-là ?

 

Le code du travail, « c'est révolu »

 

Pendant qu'il me sermonnait, François Pélissier avait bien précisé qu'il n'y avait « pas d'expression publique, politique ou économique, pendant cette journée ». Malgré tout, l'ÉcoMMag est distribué d'office dans la sacoche fournie à l'entrée du stade par l'organisation. Et pour le coup, le « magazine économique de la CCI » en fait bien, lui, de l'expression politique économique. Sans vergogne même. La page qui nous intéresse le plus, évidemment, est celle qui liste les « huit propositions pour la liberté d'entreprendre » qui feraient mieux d'être rebaptisées « propositions pour la servilité des salariés » (voir article « De la liberté de l'entreprise à la servilité des salariés » ci-dessous).

Du coup, nous nous sommes permis de demander à certains entrepreneurs et employés quelle était leur conception de la liberté d'entreprendre. Passées les réponses creuses – « Quand il y a rigueur, il peut y avoir liberté », etc. – nous avions droit à des propositions tout à fait concrètes et bien souvent dénuées de langue de bois, contrairement à ce qu'on peut lire dans le magazine. « On a un code du travail de 4 000 pages. On est complètement brimés de partout. Faut absolument qu'on allège, qu'on nous supprime un peu tout ça, récite le directeur d'exploitation d'une entreprise de « gros œuvre et désamiantage », pendant qu'il participe avec son équipe au concours de dessin, l'une des épreuves (avec l'odorama du vin ou encore le blind test du goût) du challenge inter-entreprises. Le responsable de 180 employés précise qu'« il faut déjà qu'on soit moins normés » et que « le code du travail, ça date de 1910. C'est révolu ».

Un argument mille fois répété par le Medef, puis repris par le PS ou des éditocrates du style François Lenglet. Pourtant, comme se tue à le répéter l'inspecteur du travail Gérard Filoche, le code du travail fait seulement 675 pages . « Il paraît gros car il y a 3 500 pages de commentaires dans l'édition Dalloz. C'est une pure question d'édition. En fait, le code du travail est le plus petit de nos codes. Il est trop faible. Il est passé à la scie de la droite pendant 10 ans. » Et Filoche de préciser que renforcer le droit du travail, justement, pourrait « faire revenir des centaines de millions d'emplois dissimulés par les heures supplémentaires » (1).

Sur la piste d'athlétisme, le 4 X 400 mètres vient de s'achever. Le patron d'une entreprise de transport récupère, sur le côté, avec son équipe (chauffeurs, cadres, ouvriers logistiques...). L'occasion pour nous d'aborder la proposition 3 pour la liberté d'entreprendre, qui préconise de « sortir de la présomption de représentativité des syndicats. »

« Ouais, je suis d'accord avec ça, dit-il. Pour moi, ils servent à rien les syndicats. » Il tente à peine de se rattraper : « Le problème des syndicats français, c'est que 80 % des syndicalistes se syndicalisent pour leur propre cul - et pas pour ceux des salariés. » Lui n'a pourtant jamais connu ce cas de figure dans son entreprise : « On n'a pas besoin de radicalistes ou d'idéologistes, si tu vois ce que je veux dire. Mais ça veut pas dire qu'il faut pas de syndicat. Quand t'as un pouvoir faut un contre-pouvoir, mais pas des extrémistes ou des idéologues.

- 'Extrémiste", c'est CGT ?

- CGT, même pas, moi j'ai un mec de la CGT qui est très bien. Ça dépend comment ils sont endoctrinés dans leur parti et de l'intelligence qu'a le mec à prendre le dessus. »

 

La liberté d'entreprise, « c'est vraiment pas bon

pour la population »

 

Et ainsi de suite toute l'après-midi. Nous enchaînons les questions comme on nous enchaîne des buts. Chaque fois la liberté d'entreprendre est synonyme de destruction d'acquis sociaux. À entendre ces sportifs néolibéraux, il faudrait « plus de flexibilité », « travailler le dimanche », et même un État encore plus « au service de l'entreprise » – car les 20 milliards d'euros offerts chaque année aux entreprises (2) sans quasiment aucun moyen de contrôler leur utilisation pour créer l'emploi, évidemment, ne suffisent pas.

Ne soyons pas mauvaises langues. Il n'y a pas eu qu'un seul discours, homogène, qui est sorti de la bouche des personnes rencontrées. La preuve, voici ce qu'on a aussi entendu : « La liberté d'entreprise, c'est jouer sur les mots. C'est un beau mot. C'est vraiment tomber dans la précarité. C'est vraiment pas bon pour la population. Y aura qu'un gagnant pour dix perdants. Liberté d'entreprise, okay pour l'entrepreneur, mais les salariés, les pauvres, s'ils peuvent se retrouver du jour au lendemain en rupture de contrat... » Évidemment, ce n'est ni François Pélissier, ni le patron de l'entreprise de désamiantage ou celui de la boîte de transport que nous citons. C'est un employé d'un grand hypermarché, qui a bien failli ne pas être présent aujourd'hui, puisqu'il travaille même le week-end.

On a tout de même fini par remporter un match (sur sept). Ce match extraordinaire (2 à 0 contre une équipe essentiellement composée de benjamins) nous a permis de ne pas finir tout à fait derniers, et fait suite à une série non moins impressionnante de rencontres où nous avons mis trois autres buts (dont un sur penalty et l'autre contre notre camp).

Le soleil se couche désormais sur la pelouse du stade Raymond-Petit encore comble. Des grandes tables ont été installées, c'est le barbecue géant. Facilement reconnaissable, l'équipe du NJJ est assise en cercle sur l'herbe pour ne pas changer des festivals gauchistes. Les vainqueurs des différentes épreuves et concours se sont succédés sur le podium pour rechercher leur trophée remis par les partenaires (Loractu, le Zénith, la Banque Kolb, etc., « et bien sûr le Grand Nancy »). Il est temps pour François Pélissier de piocher les tickets gagnants de la tombola. Les heureux chanceux viennent rechercher leur cadeau tandis que le speaker décrit ce dont il s'agit (des nuits à deux en hôtel, des équipements sportifs...) et l'écho de sa voix euphorique résonne et s'écrase sur les façades des barres HLM alentours. La fête bat son plein malgré une injustice considérable : l'envol des lanternes a été annulé à cause d'un arrêté préfectoral dû à la sécheresse. « On s'est battus jusqu'à hier soir très tard pour pouvoir les lancer quand même », garantit M. Pélissier.

 

Franck Dépretz

Notes :

 

*Prénom modifié.

1 : « Manuel Valls ne connait rien au code du travail », interview de Gérard Filoche par François Vignal, www.publicsenat.fr (31/08/2015).

2 : Via le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE).


 

De la liberté des entreprises à la servilité des salariés

 

Depuis trois ans, c'est la même rengaine. Avant son grand rendez-vous sportif Business cool, la CCI organise son grand « forum économique européen ». Les deux premières années, les Economic Ideas ont rassemblé des centaines de spectateurs, ou plutôt d' « acteurs du développement économique », car le prix d'entrée se charge d'écarter « naturellement » les citoyens lambda de ce rendez-vous qui a déjà réuni Gerhard Schröder, Pierre Gattaz ou encore Guillaume Sarkozy.

Pour la saison 2015, l'organisation a été confiée au journal conservateur Le Point (la CCI restant partenaire) et s'est déroulé au Centre des congrès Prouvé. Rebaptisé Écorévolutions, l’événement coûtait entre 250 et 500 euros (pour l' « accès VIP ») et le thème proposé était axé sur « La liberté, une chance pour l'entreprise ? » Car qui dit liberté d'un côté dit contraintes de l'autre, et qui dit contraintes dit État, si on veut résumer clairement le message de la CCI.

« Sans cesse contrariée et limitée par la loi, les règlements, l'impôt, la suspicion, l'entrave et l'ingérence publique, la liberté d'entreprendre demeure le parent pauvre de notre Constitution. (...) Mais plutôt que de la préserver et l'encourager, l'État préfère s'immiscer dans la moindre parcelle du champ contractuel des diverses composantes de l'entreprise pour en fixer toutes les règles : temps de travail, dialogue social, convention collective, sécurité, formation, fiscalité, dividende, etc. », peut-on lire dans le numéro 9 de l'EcoMMag, le magazine de la CCI 54.

Passé le cérémonial orwellien des Écorévolutions – confié, rappelons-le, à un hebdomadaire qui fait son beurre avec des Unes sur « Cet Islam sans gêne » et « Ceux qui ruinent la France » – les propositions « pour la liberté d'entreprendre » formulées par « une vingtaine d'entrepreneurs de la Grande Région » que met en valeur la CCI sont franchement cyniques tant elles s'opposent à la liberté des travailleurs. En voici quelques extraits :

« Considérer que le dialogue social dans les TPE n'a pas besoin d'intermédiaire pour exister. Sortir de présomption de représentativité des syndicats pour ouvrir à quiconque la possibilité de se présenter dès le 1er tour des élections des délégués du personnel. »

« Veiller à la santé des salariés en permettant à l'entreprise de garantir suivi médical individualisé. »

« Permettre aux salariés de travailler plus que le minimum légal et sortir du contingentement et contraintes fiscales des heures supplémentaires. »

« Inverser la polarité entreprises/État modèle "assujettis" vers une posture des services de l'État au service des entreprises (sic). »

 

Autrement dit...

 

Pour bien comprendre de quelle « liberté d'entreprendre » il s'agit, nous nous sommes tournés vers un conseiller du salarié CGT et lui avons tendu ces propositions. « On est bien dans du lobbying pour plus de flexibilité qui s'associe à la casse du code du travail », s'irrite-t-il. Le modèle défendu par les entrepreneurs tendrait à revenir, selon le représentant syndical, au Contrat première embauche (CPE), lancé par Premier ministre Dominique de Villepin en 2006 et avorté la même année. « On veut revenir à un CDI avec une période d'essai de deux ans. Autrement dit, permettre au patron de mettre fin au contrat du salarié même après deux années de boîte. » Le conseiller du salarié ajoute que le but est très clairement de permettre aux chefs d'entreprises de ne plus avoir de compte à rendre concernant les ruptures de contrat de moins d'un an. Car comme on peut lire dans les fameuses « propositions », la liberté d'entreprendre doit « permettre à l'entreprise de résilier un contrat de travail dans la première année avec un préavis de trois mois ». Autrement dit : « sans motif ! » s'indigne le cégétiste.

Un autre conseiller du salarié, membre de l'union syndicale Solidaires, remarque que la proposition consistant à « sortir de la présomption de représentativité des syndicats » n'a pas d'autre objectif que de « supprimer la défense collective des intérêts des salariés (syndicats) au profit de délégués à la botte ». Quant à la proposition prônant le « suivi médical individualisé », là aussi, l'objectif est clair selon lui : « Ils veulent supprimer la médecine du travail, la plus à même de s'intéresser aux maladies professionnelles, et s'ingérer dans le suivi médical des salariés alors que dans le même temps, avec d'autres propositions (passer de 50 à 200 dans les seuils sociaux), ils veulent supprimer de nombreux CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail). »

Son homologue de la CGT confirme : « L'objectif général est de casser la protection sociale dans son ensemble. C'est grave de vouloir personnaliser les contrats de travail ou de vouloir permettre aux entreprises de passer outre la sociale. Avec leur protection système, vous pouvez arrêter de cotiser pour le chômage ou la protection sociale, si vous le souhaitez. Mais ces cotisations ne seront plus reversées équitablement à tout le monde. Ça donnera une protection sociale à deux vitesses, c'est la libéralisation à tout va. »

 

LE CHIFFRE : 280 000 euros C'est la participation du contribuable pour les deux premières éditions de l’événement phare organisé par la CCI 54 et l'hebdomadaire Le Point : les Écorévolutions (anciennement Economic Ideas), qui ont eu lieu, en juin 2015, au Palais des Congrès Prouvé. Si les Economic Ideas avaient chacun été financés à hauteur de 140 000 euros par des subventions publiques (des conseils régional, départemental, communautaire et municipal), un seul chiffre a été rendu public pour les Écorévolutions de cette année : celui de la participation du Grand Nancy qui s'élève à 35 000 euros.

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