Deux syndicalistes relaxés après que les matraques des CRS se soient abattues sur eux lors d'une manifestation contre la loi Travail, il y a un an, c'était déjà trop. Considérés comme victimes de violences policières en première instance, Yann Tavernet et Denis Beckrich, deux amis mosellans, n'avaient alors pas été condamnés pour participation à une manifestation interdite, rébellion et violences volontaires. Mais allez comprendre. Ce 8 mars, ils l'ont bel et bien été, condamnés, par la cour d'appel de Metz, suite à un appel du parquet. Les forces de l'ordre, elles, s'en sortent sans rien. Ou plutôt avec ce sentiment de plénitude d'être parvenu à leurs fins : faire raquer ceux qu'elles ont tabassé. Compte-rendu d'un procès très violent (symboliquement).

« En Espagne, on nous obligeait à bosser 12 heures ou plus par jour, payées 8 heures. Soit on acceptait, soit on nous licenciait. » S'ils sont venus en Lorraine, dans le Pays-Haut plus exactement, les immigrés espagnols pensaient au moins ne plus se faire exploiter. Mais l'horizon s'avère plus sombre que prévu. Pas que l'horizon d'ailleurs : même le travail se pratique au noir...

L'entrée en vigueur de l'État d'urgence, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il l'a sentie passer ! Fouillé au corps systématiquement nu à l'issue de ses parloirs, Erdogan Çakir dénonce la torture que lui a fait subir le major pénitentiaire à la suite d'un énième refus de se prêter à cet exercice d'humiliation, en novembre 2015, alors qu'il était détenu à la Maison d'arrêt de Villepinte (93). Après une grève de la faim de 43 jours, ce Marxiste-Léniniste d'origine turque, condamné à sept ans ferme pour avoir soutenu « idéologiquement » une organisation interdite en Turquie, sera transféré dans d'autres établissements pénitentiaires. Mais nous venons d'apprendre que, même placé ailleurs, les fouilles à nu se poursuivent toujours...

Récit du quotidien de demandeurs d'asile dans une caserne militaire désaffectée, près de Nancy, réquisitionnée par la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Ou comment rendre compte d'une humanité que les pouvoirs publics s'empressent de repousser à l'écart de la vue des citoyens.

Retour sur les (non) solutions précédant la réquisition de la caserne Faron. Ou comment rendre compte de l'absurdité de la gestion de l'hébergement d'urgence par la préfecture et le manque de courage politique des élus. Qui repoussent le problème d'année en année plutôt que de le prendre à la racine – en réquisitionnant, par exemple, les milliers de logements vides qui nous entourent.

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