« Elle a beaucoup de talents et ira loin », jure Myriam El Khomri, la ministre qui a donné son nom à la loi Travail. La députée de Meurthe-et-Moselle Carole Grandjean a compris comment se faire un nom en politique : s'en prendre aux personnes et travailleurs précaires.

 

7 mars 2017. Quelques mois avant le ministère de la Transition écologique et solidaire, avant la présidence de l'Assemblée nationale et les fastueuses soirées à l'Hôtel de Lassay – crustacés et grands crus sur fonds publics –, François de Rugy était de passage sur Nancy pour un modeste meeting de province, en soutien à la candidate En Marche du coin au moment des élections législatives. Toujours avides d'expériences anthropologiques, nous étions allés à la rencontre de cette Macronie qui, à l'époque, prétendait encore incarner « la vraie vie des vrais gens ».

 

Aux alentours de minuit, nous traversons le parvis de la gare lorsqu'un homme d’une trentaine d’années nous interpelle : « C’est combien la pipe ? » L'ignorant, nous continuons notre chemin et croisons quelques filles, que nous devinons être des prostituées habituées du quartier impérial. À la suite de cet incident, nous nous sommes intéressées à la condition des prostituées et particulièrement à la loi de 2016.  Elle vise à lutter contre ce système et à accompagner les personnes prostituées.  Alors finalement au bout de trois ans, quelles évolutions cette loi a-t-elle entraînées et quels sont ses impacts sur la vie nocturne messine ? Nous vous partageons cette enquête d'Orane Benoît et Barbara Paul-Foos, deux étudiantes en master Journalisme et médias numériques de l'Université de Lorraine.

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Chinois et maladroit, Henry cumulait une double peine – triple, même, si l’on inclut sa cinquantaine douloureuse... Ça faisait beaucoup, quand même, pour un éboueur. Surtout au milieu des prolos de droite, racistes « mais pas méchants hein ». Henry en bavait sévère derrière son camion-benne et ne demandait pas mieux que de se barrer de là. Mais s’il se battait avec un courage de fou, c’était pour ses enfants, sa femme et surtout... le loyer. Henry venait de devenir propriétaire. Il était, comme dans un bouquin qui m’a marqué, au cœur du Cauchemar pavillonnaire.

Il y a cinq ans, je passais mon premier – et dernier – réveillon en poubelles. Je travaillais depuis quelques temps comme intérimaire pour la filiale de Veolia Propreté en charge de la collecte des déchets de Nancy et de son agglomération. L'expérience dura quatre mois en tout. Le récit que j'en ai tiré fait quarante pages. Du recrutement à Adecco jusqu'à l'arrière du camion-benne, en passant par l'assemblée générale de Veolia, ce numéro spécial « Vis ma vie d'éboueur » vous dévoile le quotidien des travailleurs des déchets. Le voici pour la première fois en lecture libre dans son intégralité.

Pour télécharger ou consulter le NJJ spécial éboueurs en ligne, cliquez sur l'un des deux liens suivants :

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